
À partir de ce mercredi 1er juillet, il sera possible de bénéficier du nouveau congé supplémentaire de naissance. Il permet aux jeunes parents de prendre jusqu’à deux mois supplémentaires, rémunérés à hauteur de 70 ou 60% de leur salaire. Attention, cette rémunération est cependant plafonnée: voici les modalités.
C’était une mesure promise par Emmanuel Macron en janvier 2024, lorsqu’il avait appelé à un « réarmement démographique ». Le congé supplémentaire de naissance entre finalement en vigueur ce mercredi 1er juillet, et s’ajoute à ceux qui existent déjà. À savoir le congé maternité, le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, ou encore le congé parental d’éducation.
Ce nouveau congé, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, doit offrir aux jeunes parents la possibilité de passer plus de temps avec leur enfant, sans trop sacrifier leurs revenus. Mais comment fonctionne-t-il? Le père et la mère peuvent-ils le prendre? Est-il si bien indemnisé? RMC Conso fait le point.
Un congé d’un ou deux mois, s’ajoutant aux autres
Premier point à noter: ce congé supplémentaire de naissance octroie 1 ou 2 mois à chacun des deux parents. Ils peuvent choisir de le prendre en même temps, ou alors en alternance. Ils peuvent même le fractionner en deux périodes d’un mois. En revanche, ils ne peuvent pas se le transférer entre eux. Chaque parent dispose de son propre droit.
Au total la durée de garde supplémentaire pourra aller jusqu’à quatre mois. Qui viendront ainsi s’ajouter aux congés existant déjà.
Pour rappel, il y a pour la mère le congé maternité (16 semaines, dont 10 post-accouchement). Le conjoint a lui droit à un congé de naissance payé par l’employeur, d’une durée de trois jours ouvrables immédiatement après l’accouchement. Lequel peut être suivi du congé de paternité et d’accueil de l’enfant, d’une durée de 25 ou 32 jours en fonction de si un ou plusieurs enfants naissent.
Enfin, il existe le congé parental d’éducation. Celui-ci peut être pris par la mère ou le père (dans les faits, plus souvent la mère) et permet à l’un d’entre eux de faire une pause dans sa vie professionnelle pour se consacer à l’éducation du nouveau-né. Il peut effectivement durer jusqu’aux trois ans de l’enfant.
Indemnisé à 70% du salaire le premier mois
Ce congé parental d’éducation a toutefois un inconvénient. Il est faiblement rémunéré si on interrompt totalement son activité professionnelle: environ 450 euros par mois. Le nouveau congé supplémentaire de naissance constitue une alternative plus courte certes, mais plus intéressante sur le plan financier.
En effet, la Sécurité sociale remboursera 70% du salaire le premier mois, et 60% le second. Attention toutefois: comme l’indique Service-public.fr, le salaire pris en compte est plafonné au niveau du plafond de la Sécurité sociale, lequel est de 4.005 euros nets en 2026.
Ainsi pour certains salariés disposant de revenus supérieurs à ce seuil, prendre ce congé pourrait se traduire par une certaine perte de pouvoir d’achat. 70% de 4.005 euros font 2.803,5 euros, et 60% 2.403 euros. Si ces plafonds sont atteints, toute autre rémunération est exclue du calcul des indemnités.
Cela reste tout de même nettement supérieur à ce que propose le congé parental d’éducation. Beaucoup de jeunes parents opteront donc vraisemblablement pour ce congé supplémentaire de naissance, en dépit de sa durée plus courte.
Valable pour les bébés nés depuis le 1er janvier
Vous venez d’avoir un enfant ou allez en avoir un et comptez prendre ce congé? Il reste quelques petites modalités à avoir en tête.
Sachez d’abord qu’il peut être pris dans un délai maximal de neuf mois suivant la naissance, ou l’arrivée de l’enfant dans le foyer en cas d’adoption. D’autre part, il ne peut démarrer qu’après expiration des congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant, ou d’adoption. il faut aussi que votre enfant soit né ou adopté à compter du 1er janvier 2026.
Les salariés du secteur privé ainsi que les agents publics peuvent en bénéficier. Mais aussi les travailleurs indépendants, les salariés et non-salariés relevant du régime agricole, les artistes-auteurs, les demandeurs d’emploi… énumère Service-public.fr.
Côté démarches, sachez d’abord que vous devez informer votre employeur au moins un mois avant la date du début de congé. Et lui préciser la date de prise du congé, sa durée, si vous souhaitez le fractionner…
Pour effectuer votre demande, vous pouvez l’envoyer à votre employeur par lettre recommandée avec accusé de réception. Ou alors la lui remettre en main propre. Un modèle de courrier a été élaboré par le ministère du Travail et est disponible ici.
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