
Le gouvernement Bayrou a fixé juste avant sa chute un nouveau plafond de rémunération pour les médecins intérimaires de l’hôpital public, critiqué par le syndicat de médecins remplaçants SNMRH qui estime que cela continuera à limiter une offre dont les hôpitaux ont besoin. En 2023, le gouvernement, soutenu par le secteur hospitalier, avait décidé d’imposer un plafond de 1.390 euros brut pour la rémunération des médecins intérimaires pour 24 heures de garde. Il s’agissait pour lui de stopper les «dérives» de certaines rémunérations médicales, en particulier dans les petits hôpitaux et maternités qui ont du mal à recruter des médecins permanents.
À l’époque, des membres du gouvernement avaient évoqué des rémunérations de plusieurs milliers d’euros pour une garde de 24 heures, dans des périodes tendues comme à Noël. Le 9 septembre dernier, le gouvernement a publié au Journal officiel un nouvel arrêté fixant à 2.681 euros maximum la dépense que peut consentir un hôpital ou un Ehpad public pour une garde de 24 heures d’un médecin intérimaire. En dépit des apparences, ce nouveau plafond «ne changera rien ou pas grand-chose pour les médecins», et laissera toujours «autour de 700 euros net» pour le praticien, a indiqué Eric Reboli, président du Syndicat National des Médecins Remplaçants des Hôpitaux (SNMRH).
Un nouveau plafond, plus large
En effet, si le nouveau plafond est supérieur, il comprend aussi des dépenses qui n’étaient pas comprises précédemment, comme les frais de nourriture et de séjour, et la rémunération de l’agence d’intérim ayant fait l’intermédiaire entre le praticien et l’hôpital, a-t-il expliqué. Selon Eric Reboli, cette rémunération nette trop limitée a réduit l’offre de médecins intérimaires, contribuant ces deux dernières années «aux mesures de régulation des urgences» qui sont de plus en plus fréquentes et à des «fermetures temporaires de service», en particulier dans les petits hôpitaux, a-t-il indiqué. Le SNMRH envisage d’attaquer à nouveau l’arrêté gouvernemental devant le Conseil d’État, comme il l’avait fait pour l’arrêté de 2023. Le syndicat avait obtenu gain de cause, contraignant le gouvernement à prendre un nouvel arrêté le 9 septembre.
L’arrêté du 9 septembre plafonne également les dépenses d’intérim pour les infirmiers (54 euros par heure), les préparateurs en pharmacie (56 euros), les kinés (62 euros), les infirmiers de bloc opératoire (73 euros), les sages-femmes (78 euros). Il vient compléter d’autres mesures destinées à tenter de limiter le recours à l’intérim, comme l’interdiction d’embaucher en intérim des soignants de moins de deux ans d’expérience.
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