En route vers la Station spatiale internationale, Sophie
Adenot incarne une trajectoire exceptionnelle. Le
lancement de la mission Crew-12 s’est déroulée ce vendredi 13
février 2026, fait rare, moins de trois ans se seront écoulés entre
le
début de sa formation d’astronaute et son premier vol. Un délai
record à l’échelle récente de l’Agence spatiale européenne, qui
illustre l’intensité du parcours suivi par cette
pilote devenue astronaute.
Aujourd’hui, Sophie Adenot cumule deux statuts exigeants.
Colonelle de l’Armée de l’air et de l’Espace et
astronaute certifiée de l’ESA depuis avril 2024, elle est rémunérée
selon le barème des fonctionnaires internationaux de l’agence
spatiale européenne. Elle occupe le grade A3, attribué après la
validation de la formation de base. Ce niveau correspond à un
salaire mensuel net compris entre 7 647,05 euros et 8 464,41 euros.
Sa situation familiale, puisqu’elle est mariée et mère d’un enfant,
la place dans la tranche la plus élevée, avec une rémunération
nette mensuelle de 8 464,41 euros, rapporte
L’Essentiel de
L’Éco.
Le salaire de Sophie Adenot complété par des indemnités
Ce salaire ne résume toutefois pas l’ensemble de ses revenus. Le
statut de fonctionnaire international ouvre droit à des
avantages fiscaux spécifiques. Les impôts
nationaux sur le revenu ainsi que les contributions sociales ne
s’appliquent pas. À cela s’ajoutent différentes indemnités,
notamment une allocation de foyer en cas de personnes à charge et
une indemnité d’expatriation. Des primes viennent
également compléter l’ensemble, en particulier pour le travail
effectué le week-end ou dans le cadre de missions présentant un
niveau de risque élevé. Le montant précis de ces compléments n’est
pas rendu public.
La grille salariale de l’ESA repose sur une progression claire,
structurée autour de trois grades principaux. Le
niveau A2 concerne les astronautes en formation ou les candidats
sélectionnés, avec une rémunération nette comprise entre 6 197,55
euros et 6 927,94 euros par mois. Le grade A3, atteint par Sophie
Adenot, marque l’entrée dans le corps opérationnel des astronautes
certifiés. Enfin, le grade A4 est réservé à ceux ayant déjà
effectué au moins une mission spatiale, avec des
salaires nets mensuels allant de 8 886,75 euros à 9 778,49
euros.
© ApaydinAlain/ABACA/Shutterstock
Le
salaire de Sophie Adenot est complété par des avantages fiscaux et
des indemnités, dans un cadre salarial évolutif défini par les
grades de l’ESA
La mission Crew-12, un tournant pour Sophie Adenot
La mission Crew-12, également appelée mission Epsilon, constitue
donc une étape décisive. Ce premier séjour de six à huit
mois à bord de l’ISS pourrait permettre à Sophie Adenot
d’accéder au grade A4 à son retour sur Terre. Elle rejoindrait
alors le niveau de rémunération atteint par des astronautes plus
expérimentés,
comme Thomas Pesquet, aujourd’hui au sommet de la hiérarchie
salariale européenne.
En parallèle de cette carrière spatiale, Sophie Adenot
poursuit son parcours militaire. Promue colonelle en 2025, elle
a franchi l’ensemble des échelons depuis sa sortie de
l’École de l’air, passant lieutenant en 2006, capitaine en
2009, commandant en 2014 puis lieutenant-colonel en 2020. Cette
progression a été officiellement saluée par la remise de la
médaille de l’Aéronautique, le 27 février 2025, reconnaissance d’un
parcours à la fois opérationnel et
scientifique.
© Pool/ABACA/Shutterstock
La
mission Crew-12 pourrait marquer un tournant pour Sophie Adenot, en
ouvrant la voie au grade A4 tout en s’inscrivant dans la continuité
de son parcours militaire
Sophie Adenot adresse un message aux
jeunes générations
Quelques jours avant son départ, l’astronaute a également pris
part à un échange public avec le président de la
République, Emmanuel Macron, lors d’une visioconférence
organisée depuis le palais de l’Élysée. Devant des chercheurs, des
ingénieurs et plusieurs centaines de jeunes, Sophie Adenot est
revenue sur l’origine de sa vocation. « C’était un rêve très
lointain », a-t-elle confié, rapporte Ouest-France,
expliquant que tout avait commencé en voyant Claudie
Haigneré décoller, plus de vingt-cinq ans auparavant. «
Il aura fallu 30 ans de préparation, 30 ans de travail
acharné », a-t-elle ajouté, en remerciant les Français pour
leur soutien.
Elle a également adressé un message direct aux plus jeunes,
insistant sur l’importance des études
scientifiques malgré leurs difficultés apparentes. Si «
les bancs de l’école » et « les équations »
peuvent sembler abstraits, ils constituent selon elle une étape
incontournable. « Foncez et vous passerez à la pratique
ensuite, on ne se pose pas de question et on y va. » Une
conviction forgée au fil d’un parcours exigeant,
où la rémunération, bien que conséquente, apparaît avant tout comme
la conséquence logique d’une carrière menée à la frontière de la
science, du risque et de l’engagement.
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