
C’est le PDG d’EssilorLuxottica, Francesco Milleri qui prend la tête du classement avec une rémunération totale de 23,1 millions d’euros en 2024, qui a plus que doublé comparé à 2023.
La rémunération moyenne des grands patrons des entreprises du CAC 40 a baissé de 9% en 2024 par rapport à 2023, à 6,5 millions d’euros par dirigeant, d’après un rapport publié mardi par le cabinet Proxinvest.
Leur rémunération médiane s’élève quant à elle à environ 5,6 millions d’euros en 2024, « son plus haut niveau historique depuis la [première] publication du rapport Proxinvest », en 1999, en augmentation de 5% par rapport à 2023.
Cela signifie que la moitié des patrons du CAC 40 gagnent plus de 5,6 millions d’euros par an.
Le SBF 120, l’indice élargi qui regroupe les 120 plus grosses entreprises cotées à Paris, y compris celle du CAC 40, connaît également une baisse de la rémunération totale moyenne des dirigeants, de 4%, à 4,2 millions d’euros.
La médiane est quant à elle en hausse de 8%, à 3,4 millions d’euros, son « deuxième plus haut niveau historique ».
Proxinvest observe cette année un moindre respect de son plafond de « rémunération maximale socialement acceptable », fixé à 5,7 millions d’euros, parmi les patrons du SBF120: 26 dirigeants le dépassent, contre 22 en 2023.
Le PDG d’EssilorLuxottica, Francesco Milleri, prend la tête du classement avec une rémunération totale de 23,1 millions d’euros en 2024, qui a plus que doublé comparé à 2023.
La rémunération fixe moyenne est en hausse et les bonus, en baisse
Vient ensuite Cyrille Bolloré, PDG du groupe du même nom et fils du milliardaire Vincent Bolloré, avec 15,7 millions d’euros pour 2024, puis Pascal Daloz, directeur général de Dassault Systèmes depuis janvier 2024 (15,5 millions d’euros sur l’année).
Sa rémunération est plus faible que son prédécesseur, Bernard Charlès, qui avait bénéficié de larges attributions d’actions par la famille Dassault, d’après les explications de Proxinvest lors d’une conférence de presse en ligne.
En 2023, Bernard Charlès était le dirigeant le mieux payé avec une rémunération totale de 46,8 millions d’euros.
Patrick Pouyanné, PDG de Totalénergies occupe lui la quatrième place du classement 2024 avec une rémunération totale de 10,6 millions d’euros.
Proxinvest relève également des changements dans la structure des rémunérations: la rémunération fixe moyenne est en hausse et les bonus, en baisse.
La méthodologie du rapport Proxinvest prend en compte « l’ensemble des formes de rémunération des dirigeants attribuées au titre de l’exercice 2024 » : salaire fixe, bonus, options, actions, indemnités de départ, primes de bienvenue…
Selon Proxinvest chaque investisseur et administrateur doit s’interroger sur le plafond raisonnable de rémunération d’un dirigeant exécutif. Le cabinet considère depuis 2005 qu’un maximum tous avantages compris, de 240 fois le salaire minimum légal brut, soit 5,2 million d’euros par an, devait constituer le maximum socialement tolérable de la rémunération globale annuelle pour les fonctions rémunérées d’un dirigeant, cela devant être particulièrement apprécié en fonction du contexte social de la société.
« Ce type de plafond devrait permettre de maintenir les écarts de rémunération entre dirigeants et salariés à des niveaux raisonnables n’impactant pas négativement l’économie de l’entreprise et la motivation des équipes », indique Proxinvest.
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