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Sur la scène de l’auditorium de La Cité de la Mer, à Cherbourg (Manche), Fréderic Bastian lit un message, transmis il y a quelques jours par une consœur de SOS Médecins dans une boucle WhatsApp dédiée.
Quelque part, en France, une patiente de 74 ans vient d’être vue au cours d’une visite. Elle fut hospitalisée fin août dans un service de cardiologie pour embolie pulmonaire, avec découverte de diabète. Pendant le séjour, pendant lequel elle ne s’alimentait, une hyperthyroïdie fut détectée. Un médecin de l’hôpital écrivit une lettre pour compléter un bilan avant une future consultation. Évidemment, impossible d’obtenir un rendez-vous sans courrier du médecin traitant. Celui-ci se contenta du renouvellement d’ordonnance habituel, qu’il donna au fils de la patiente.
En un mois, cette dernière perdit neuf kilos. Elle ne tenait plus debout plus de deux à trois minutes. Le tremblement des doigts ne lui permettait plus d’envoyer un SMS sur le téléphone. « C’est tellement, triste, révoltant, termine la professionnelle de santé. Nous n’avons pas fini de voir des patients comme cela. »
Un anniversaire et des constats
Trente ans après son ouverture à Cherbourg, en mai 1994, SOS Médecins organisait son congrès national dans le Cotentin, ce jeudi 3 octobre 2024. Un anniversaire, par nature, est l’occasion de se retourner en arrière pour faire le bilan du temps passé, et de se projeter dans l’avenir.
Les structures SOS Médecins deviennent incontournables sur le champ des soins non programmés. Cherbourg est un bon exemple, avec un maillage de territoire très important. En dix ans, l’activité a augmenté de plus de 60 %. On déborde, partout. Nous devons trouver la meilleure réponse possible à cette carence de l’offre de soins, dans un écosystème en pleine transformation.
L’enjeu est primordial. Depuis plusieurs années, les collectivités prennent leur part. À l’instar de Benoît Arrivé, les élus présents ont rappelé qu’il ne pouvait y avoir de développement de territoire sans offre de soins à la hauteur.
La rémunération de la visite, « un scandale »
Tour à tour, David Margueritte, président du Cotentin, et Sébastien Fagnen, sénateur de la Manche, ont parlé un peu d’eux au moment de rendre hommage à la structure. De leur expérience de jeune papa pour qui SOS est un repère de premier recours, qui rassure.
Au fil des années, face au constat à l’érosion de la démographie médicale, c’est un peu ce qu’est devenu le centre de consultations.
L’an passé, les visites, vocation première de SOS, ne représentaient que 8 % de l’activité. Le chiffre traduit un malaise, à l’heure où les autorités de tutelle vantent le maintien à domicile. Le modèle n’est plus viable, et a été réduit aux soirées et au week-end.
Devant François Mengin-Lecreulx, le directeur général de l’Agence régionale de santé Normandie, Antoine Leveneur a évoqué « un scandale » lorsqu’il s’est agi d’évoquer la rémunération sur les visites. Celles-ci ont été revalorisées de cinq euros en vingt-deux ans. « Une visite à domicile, c’est difficile, explique le président de l’Union régionale des médecins libéraux (URML) de Normandie. C’est du déplacement, c’est souvent long parce que ce sont des patients lourds, avec des pathologies. Cette valorisation, c’est totalement irrespectueux. »
Régulation
Même problème dans les Ehpad, où beaucoup de personnes n’ont plus de médecins traitants, signale le Dr Philippe Chollet, président de CPTS du Cotentin.
Ce sont des sujets, qui je l’espère, chemineront dans les mois qui viennent répond François Mengin-Lecreulx. Nous serons les avocats de vos préoccupations.
En avril, Sébastien Fagnen avait écrit au ministère de la Santé sur la visite à domicile. Il reprendra la plume, dans les prochaines semaines, pour faire remonter la problématique à Françoise Darrieussecq, nouvellement nommée.
L’autre sujet de tension chez SOS Médecins, c’est sa place dans le dispositif de Service d’accès aux soins (SAS), les soins non programmés.
Appeler la régulation ou le directement SOS Médecins entraîne un acte identique… pour un prix différent, à la défaveur de SOS Médecins.
Un des enjeux du moment est de faire reconnaître le double accès (l’accès direct à SOS Médecins et le partenariat avec Samu-SAS).
Pour le moment, impossible de convaincre le ministère. Les revalorisations de la visite à domicile passent toutes par le SAS.
Quelque soit le circuit d’entrée, nous estimons que la facturation devrait être la même.
SOS Médecins France réunit 63 associations et compte 1 300 médecins.
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