
Malgré l’incompréhension que peut susciter un tel investissement, les 96 millions d’actions (soit près de 29 milliards de dollars) accordés par Tesla à son fondateur, Elon Musk, symbolise la frénésie qui entoure l’intelligence artificielle (IA). Le plan de rémunération du multimilliardaire a été validé par le conseil d’administration du constructeur, comme l’a confirmé une lettre envoyée par deux de ses membres, Robyn Denholm et Kathleen Wilson-Thompson, aux actionnaires.
Le prix de ces actions, 23,34 dollars, se base quant à lui sur le prix d’exercice au moment de l’adoption du plan de rémunération du patron de Tesla en 2018, a indiqué le constructeur dans un document déposé auprès du régulateur boursier américain, lundi 3 août.
Des informations « erronées » et « trompeuses »
Si la première fortune mondiale n’avait pas besoin de renflouer ses caisses – sa fortune est estimée à 350 milliards de dollars -, ce plan s’avérait être une nécessité. Il peut ainsi asseoir son contrôle sur l’entreprise spécialisée dans la construction de voitures électriques.
Déjà juridiquement, alors que sa rémunération fait l’objet d’une bataille judiciaire depuis près de sept ans. Un plan, validé en 2018 en assemblée extraordinaire par Tesla, prévoyait de remettre à Elon Musk des actions Tesla en fonction de l’atteinte de plusieurs objectifs sur dix ans. Ce plan était alors estimé à quelque 56 milliards de dollars. Mais une juge du Delaware, saisie par un actionnaire, l’a annulé en janvier 2024.
Cette dernière considérait que les actionnaires avaient reçu des informations « erronées » et « trompeuses » au sujet du conseil d’administration et du comité de rémunération. Loin de se plier à la justice, les actionnaires de Tesla ont de nouveau validé ce méga plan de rémunération en juin 2024… avant que ce dernier ne soit de nouveau rejeté par la justice du Delaware, en décembre. Tesla, qui a fait appel de la décision, a depuis mis en place un comité spécial chargé d’étudier la question.
« De plus, nous n’avons pas de calendrier clair pour la résolution, car nous attendons encore non seulement une décision, mais aussi une date d’audience devant la Cour suprême du Delaware, a fustigé le constructeur sur son compte X, lundi 3 août. La rémunération d’Elon Musk continue de se trouver dans un vide juridique malgré deux votes distincts des actionnaires qui l’ont largement soutenue. »
Ce qui pourrait être la principale préoccupation de Tesla se trouve néanmoins dans un autre passage du texte en question : « Retenir Elon est plus important que jamais auparavant. » De sa croisade politique, où il s’est reconverti en maître à penser libertarien d’une l’administration Trump en quête d’économies, à la fièvre capitalistique qui s’est emparée du secteur de l’IA générative, le multimilliardaire délaisse plus que jamais le secteur automobile.
En parallèle, Tesla connaît des difficultés financières depuis plusieurs mois. Le constructeur a ainsi annoncé, fin juillet, une baisse de 16 % de son bénéfice net au deuxième trimestre, suite à un repli des ventes de véhicules lié au rejet provoqué par l’escapade politique de son fondateur et l’émergence d’un concurrent de taille : le chinois BYD.
Près d’un milliard par mois injecté dans xAI
Surtout, une concurrence s’installe au sein même de l’empire Musk. Outre Tesla, X et SpaceX, le multimilliardaire est à l’impulsion de xAI, vaisseau amiral de ses recherches dédiées à l’intelligence artificielle, derrière le controversé Grok. Les ambitions d’Elon Musk pour ce dernier sont telles qu’il n’hésite pas à y injecter près d’un milliard par mois.
xAI a ainsi profité de 17 milliards de dollars sur les deux premières années de son existence, là où Tesla se contentait de 7,5 millions de dollars.
Les moyens réels de xAI restent cependant limités. Surtout si on les compare à la force de frappe de Meta, OpenAI, Microsoft ou Alphabet (Google). Le Wall Street Journal a par exemple rapporté, mi-juillet, que xAI avait convaincu l’un de ses bailleurs de fonds, Valor Equity Partners, de lever 12 milliards de dollars pour acheter des puces à louer à xAI.
Le multimilliardaire s’est aussi reposé, durant la même période, sur un autre poids lourd de son empire, SpaceX. Le constructeur aéronautique a investi, en son nom, 2 milliards de dollars dans xAI, déjà rattaché au réseau social X.
« Ce que les administrateurs n’ont pas reconnu, c’est que Musk cherchera probablement à attirer et à retenir les talents en IA chez xAI autant que chez Tesla, voire davantage, a pointé Martin Peers, codirecteur du média spécialisé The Information. C’est là que réside le défi pour le conseil d’administration de Tesla dans la supervision de Musk : son engagement envers xAI crée un conflit d’intérêts avec ses responsabilités envers les actionnaires publics de Tesla. »
Le journaliste états-unien rappelle ainsi que Robyn Denholm et Kathleen Wilson-Thompson ont annoncé, dans leur lettre envoyée aux actionnaires, vouloir transitionner des véhicules électriques « à une position de leader dans le domaine de l’IA, de la robotique et des services connexes ».
Il est alors clair pour Martin Peers que le conseil d’administration de Tesla cherche à « motiver » Elon Musk en prévision de « la guerre pour les talents dans le domaine de l’IA » qui s’annonce au sein même du groupe.
Tesla doit en outre négocier un virage crucial lié à la conduite autonome et à l’intelligence artificielle (IA). Elon Musk a assuré qu’une fois l’autonomie « déployée à grande échelle au second semestre » 2026, la situation s’améliorerait pour le constructeur.
Cela pourrait profiter à Tesla dans ses ambitions en matière de voitures autonomes, ainsi que dans ses efforts pour construire des robots. Le déploiement à grande échelle de voitures autonomes siglées Tesla pourrait, en cas de réussite, rapporter près de « 1 000 milliards de valorisation à long terme », estime ainsi la société financière Wedbush Securities, l’une des principales créancières de Tesla. Les paris sont donc lancés au sein de l’empire Musk.
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