L’hostile ambiance de Bethpage Black aura quelque chose d’encore plus particulier, ce vendredi 26 septembre. Le public new-yorkais, réputé pour sa passion et son énergie éloignée des stéréotypes du golf, reçoit la Ryder Cup. Une compétition qui avance dans une ambiance tendue et sur fond de polémiques financières diverses. Pour la première fois, les golfeurs américains y seront rémunérés. Une évolution synonyme d’insulte à la compétition dans les esprits européens.
La « casquette gate » a fait son bout de chemin depuis 2023
La plus noble des compétitions est secouée en 2023. Historiquement, la bientôt centenaire Ryder Cup, qui oppose les meilleurs golfeurs américains aux Européens, paye ses participants avec le prestige ultime d’une sélection. Pas question de parler d’argent. Sauf depuis 1999, où un bon de 200 000 $ à reverser pour une association est offert à chaque participant. Mais il y a deux ans, en Italie, l’Américain Patrick Cantley met un coup de pied dans la fourmilière : il refuse de porter la casquette floquée USA et réclame une paie.
Le « casquette-gate » fait sa polémique mais aussi son bout de chemin. Le verdict tombe en novembre dernier pour l’édition 2025, les membres de la Team USA toucheront 500 000 $, dont 200 000 $ (170 000 €) qui tomberont directement dans la poche des golfeurs.
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There’s reports that the US Team is fractured because some players want to be paid for playing the Ryder Cup. Apparently Cantlay is refusing to wear the US cap and is sitting with Xander in a separate area of the team room and he also missed the gala dinner.
This pic says a lot: pic.twitter.com/ExMuH0Qnh7
— Flushing It (@flushingitgolf) September 30, 2023
La Team Europe se la joue classe
Les Européens grincent des dents. La star nord irlandaise Rory McIlroy déclarait en 2024 qu’il « paierait pour avoir le privilège de jouer » la Ryder Cup. Son capitaine Luke Donald s’est exprimé au micro de Sky Sports ce lundi 22 septembre après avoir parlé de la situation à son équipe : « Ce n’est pas une semaine où l’argent entre en jeu, m’ont répondu les 12 joueurs. Je suis tellement fier d’eux. C’est certainement l’idée qui a présidé à la conception de la Ryder Cup par Samuel Ryder dans les années 1920. Et je pense qu’il serait fier lui aussi. »
‘This isn’t a week to get paid’ ?
Luke Donald says he’s proud of his European team after they rejected the chance to be paid for playing in the Ryder Cup ??? pic.twitter.com/0vxjA38mo6
— Sky Sports Golf (@SkySportsGolf) September 22, 2025
« Je ne me soucie pas de ce que fait l’Europe ni de ce qu’elle pense », répond Keegan Bradley, capitaine de la Team USA en conférence de presse. De son côté, la PGA of America, l’association qui gère la réception de cette Ryder Cup, protège les golfeurs, indiquant qu’« aucun joueur n’a demandé à être rémunéré ».

Keegan Bradley et Luke Donald, capitaines respectifs des sélections américaines et européennes pour la Ryder Cup 2025. Getty Images via AFP
Des billets aux prix aussi délirants que les gains des golfeurs
L’argent prend une certaine place dans cette Ryder Cup 2025. Car les tarifs appliqués pour les billets grimpent significativement. Comptez 255 $ (216 €) pour un seul jour d’entraînement, 750 $ (635 €) pour un jour de compétition. En 2023 en Italie, il fallait débourser entre 50 et 60 € pour l’entraînement et 250 € pour la compétition.
Lire aussi : Ryder Cup. McIlroy et l’Europe misent sur la constance, Scheffler et les États-Unis tentent un pari
Voir les prix monter en flèche quand certains golfeurs empocheront près de 170 000 € n’est pas au goût du public. À titre d’exemple, selon Forbes , Xander Schauffele, 3e mondial et membre de la Team USA, a gagné 48 M $ (40 M €) en 2025. Si ces gains ne sont pas les mêmes pour tous les membres de l’équipe, la valorisation d’une sélection en Ryder Cup suffit pour la suite de sa carrière, que ce soit au niveau sportif ou grâce aux sponsors.
La mauvaise stratégie pour les USA ?
Les premières heures de compétition seront scrutées de près par les New-yorkais. Et attention au faux pas. « Je ne pense pas que les supporters s’en soucieront à moins que l’équipe américaine ne commence à perdre, juge la figure du golf Laura Davies pour Sky Sports . Sils commencent à perdre, cela pourrait se retourner contre eux. »
Face à ces nombreuses critiques, certains golfeurs ont déjà fait volte-face. Scottie Scheffler, Xander Schauffele ou Patrick Cantlay ont ainsi annoncé ce mardi 23 septembre vouloir reverser l’intégralité de leur dotation, en évoquant des dons pour les communautés ou des assos caritatives locales.
Quoi qu’il arrive, la pression sera donc sur le dos des Américains ce week-end, eux qui n’ont perdu qu’à quatre reprises depuis 1927 sur leurs terres. Une chose est sûre. Le contrepied pris par les Européens sur cette question financière a déjà lancé le match, avant même que les premiers joueurs foulent les greens.
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