Le taux de rémunération du Livret A va baisser. À 3% depuis 2020, il passera à environ 2,5% au 1er février, a annoncé ce lundi le ministre de l’Économie Éric Lombard, qui attend encore la proposition du gouverneur de la Banque de France pour préciser ce chiffre. « Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau fera une proposition au ministre des Finances, très certainement de baisse », et c’est « autour de 2,5% (…) que la décision sera prise », a indiqué Éric Lombard sur France Inter.
Le gouverneur de la Banque de France proposera un nouveau taux à Bercy mi-janvier, dès que les chiffres définitifs de l’inflation pour décembre seront connus. Il peut se baser sur le résultat de la formule de calcul du Livret A ou en y déroger. Cette formule est basée pour moitié sur l’évolution des prix des six derniers mois et pour une autre moitié sur un taux d’échange entre les banques.
« L’inflation a fortement baissé »
« Le taux du Livret A va baisser, mais l’inflation a fortement baissé puisqu’elle est autour de 1% », a rappelé le ministre. Même avec un Livret A moins rémunérateur, « l’épargne est non seulement protégée mais elle permet au patrimoine réel d’augmenter », a-t-il justifié.
Philippe Crevel, directeur du groupe de réflexion Cercle de l’Épargne, expliquait fin décembre que la baisse de rémunération du taux du Livret A a pour objectif de relancer la consommation pour stimuler la croissance et les recettes fiscales, notamment via la TVA. Elle permet aussi de soutenir un secteur du bâtiment en crise : « Les ressources du Livret A servent de base aux prêts qui sont faits aux bailleurs sociaux. Plus le taux du livret A est élevé, plus le taux des prêts est élevé », explique M. Crevel. « Donc l’objectif d’Éric Lombard, comme celui de ses prédécesseurs, c’est qu’il y ait un peu plus de consommation et un peu moins d’épargne », selon le spécialiste.
Le taux d’épargne des ménages français était à 18,2% du revenu disponible brut au troisième trimestre 2024, d’après les derniers chiffres disponibles, soit trois points au-dessus de la moyenne d’avant-Covid.
« Pas de nouvelles hausses d’impôts »
Alors que le gouvernement de Michel Barnier, censuré en décembre, tablait sur 60 milliards d’effort en 2025, le ministre de l’Économie a également indiqué qu’il ambitionnait plutôt un effort budgétaire « autour de 50 milliards d’euros » cette année, principalement par le biais d’économies. « Ce sera essentiellement des économies. Il n’y aura pas de nouvelles hausses d’impôts par rapport à celles qui ont déjà été annoncées », a-t-il précisé.
Éric Lombard vise un déficit public entre 5% et 5,5% du PIB en 2025, soit davantage que l’objectif d’un déficit de 5% du PIB visé par le précédent gouvernement, et ce afin de « protéger la croissance ». En 2024, le déficit sera « autour de 6,1% », a-t-il ajouté.
Alors que le ministre de l’Économie et celle des Comptes publics Amélie de Montchalin reçoivent à partir de ce lundi les forces politiques à Berçy pour préparer le budget 2025, Éric Lombard a dit souhaiter « parvenir à un accord ou à minima un accord de non censure pour que dans les meilleurs délais, notre pays ait un budget ».
Beaucoup de réponses sont apportées par cet article proposé par remunerations.fr qui traite du sujet « Rémunérations ». Ce post a été généré de la façon la plus complète qui soit. Vous pouvez écrire en utilisant les coordonnées indiquées sur notre site dans le but d’apporter des explications sur ce post qui parle du thème « Rémunérations ». Le site remunerations.fr a pour objectif de publier différentes publications autour du thème Rémunérations diffusées sur la toile. Sous peu, on rendra accessibles à tout le monde d’autres informations pertinentes sur le sujet « Rémunérations ». Par voie de conséquence, visitez de manière régulière notre blog.
