
L’Igas) et l’IGF poursuivent leur enquête sur la répartition de la valeur dans la chaîne pharmaceutique. Ce vendredi, les rapporteurs de cette mission ont partagé avec les syndicats certaines de leurs réflexions, issues d’un travail « pour lequel tout le monde, des pharmaciens aux laboratoires en passant par les grossistes et les groupements, a joué le jeu », se félicite Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). « Les constats des deux inspections rejoignent notre analyse sur la situation économique des officines. Les auteurs du rapport pensent comme nous que cette situation s’est dégradée après la pandémie du Covid-19 et que des mesures sont nécessaires pour améliorer la rémunération officinale », poursuit le pharmacien.
Une base de travail pour les syndicats
Le rapport de l’Igas et de l’IGF sera finalisé et transmis au ministère de la Santé fin janvier. « Nous espérons disposer de ces conclusions dès début février. D’ici là, nous travaillons ardemment avec des experts sur des pistes de refonte de l’économie officinale. Ce que nous attendons de ce rapport, ce sont des recommandations nous permettant de démontrer lors des futures négociations avec l’Assurance maladie que nous avons besoin de changer notre mode de rémunération, pour nous décorréler de volumes qui ne répondent plus aujourd’hui aux objectifs de pertinence de la prescription et de la délivrance », explique Lucie-Hélène Pagnat, directrice générale de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).
Un nouvel avenant dès le printemps 2026 ?
Prochaine étape après l’analyse en février des conclusions de la mission, « l’ouverture en mars d’un dialogue avec le gouvernement sur les dossiers à aborder en priorité lors des futures négociations. Nous poursuivrons dans le même temps la construction de nos propositions avant l’Assemblée générale de la fédération prévue fin mars. Nous espérons obtenir une lettre de cadrage de la ministre de la Santé Stéphanie Rist afin d’ouvrir une négociation conventionnelle si possible dès le printemps », conclut Philippe Besset.
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