
Après un été plutôt tranquille, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) reprend la parole pour demander une fois de plus au gouvernement caquiste de renoncer à son projet de loi au sujet de la rémunération de ses membres. De son côté, Québec défend toujours la pertinence de ce texte législatif.
Dans une lettre ouverte, le président de la FMOQ, le Dr Marc-André Amyot, rappelle qu’après la défaite caquiste lundi dernier dans Arthabaska-L’Érable, le premier ministre François Legault a reconnu la nécessité de faire certains changements. « Le nouveau départ souhaité par le premier ministre devrait être l’occasion d’abandonner ce projet de loi », dit-il.
« L’accès aux soins de santé est une priorité pour les Québécois. Après les ajouts de structures et les coupes budgétaires [M. Legault] pourrait choisir une nouvelle approche, ne plus chercher à “brasser la chaîne de soins” en dénigrant les médecins de famille, mais collaborer avec eux pour améliorer l’accès à un réseau public fort », écrit-il.
Depuis environ un an, les médecins de famille sont en négociation avec Québec pour renouveler l’entente qui régit leurs conditions de travail.
C’est dans ce contexte que Québec a déposé le projet de loi 106, en mai dernier. Celui-ci donnerait entre autres le pouvoir au gouvernement d’assujettir la rémunération des médecins de famille et des médecins spécialistes à des critères de performance. Cette proposition a toutefois suscité de nombreuses critiques chez ces professionnels de la santé, qui craignent qu’elle valorise la quantité de consultations au détriment de la qualité.
Le gouvernement Legault espère cependant que ce projet de loi améliorera l’accès aux soins. Il souhaite que d’ici l’été 2026, toute la population soit inscrite à un milieu de soins, c’est-à-dire un groupe de médecine de famille (GMF) ou un CLSC, et auprès d’un médecin de famille de référence ou d’une infirmière praticienne spécialisée.
Québec maintient le cap
Lors d’une mêlée de presse tenue mercredi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a soutenu que son projet de loi était « justifié », compte tenu du grand nombre de Québécois sans médecin de famille à l’heure actuelle. En 2024, plus d’une personne sur quatre n’était pas prise en charge par un omnipraticien, selon l’Institut de la statistique du Québec.
Or, selon le Dr Amyot, le problème est qu’il manque présentement « 2000 médecins de famille » au Québec. « Le ministère de la Santé le reconnaît lui-même. Mais jusqu’à maintenant, la CAQ [Coalition avenir Québec] a préféré la voie du dénigrement. »
Christian Dubé a assuré que dans les prochaines semaines, il adopterait le « bon ton » lors des discussions qui se poursuivront avec les omnipraticiens. Il a cependant lancé une pointe à la FMOQ en soulignant qu’elle n’avait pas été « très présente » aux tables de négociations durant l’été.
Dans sa lettre, le Dr Amyot a par ailleurs réitéré sa proposition d’avoir recours à un arbitre indépendant lors des pourparlers.
« Ça fait longtemps que j’entends ça, a rétorqué le ministre Dubé. Mais nous, ce qu’on veut, c’est être capables rapidement de donner accès aux soins aux Québécois. »
Il a ajouté qu’il donnera plus de détails prochainement au sujet des propositions faites par le gouvernement aux médecins de famille dans le cadre des négociations.
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Avec Marie-Michèle Sioui
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