
Celle-ci se décompose en trois indemnités : de base, de résidence et de fonction. Ce « salaire », « destiné à compenser les frais inhérents à l’exercice du mandat » et à garantir aux députés « les moyens de se consacrer, en toute indépendance, aux fonctions dont ils sont investis », est identique à tous les parlementaires du Palais Bourbon. Peu importe qu’un député soit plus médiatique qu’un autre, ait plus d’ancienneté qu’un autre, vienne de la majorité ou de l’opposition : tout le monde est logé à la même enseigne.
5 953 € net par mois
Depuis le 1er janvier 2024, l’indemnité de base d’un député s’élève à 5 931 € brut. Un chiffre pas décrété au hasard : il est calculé en faisant « la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus haut des fonctionnaires de la catégorie hors échelle ».
À ces près de 6 000 €, s’ajoutent les indemnités de résidence (177 €) et de fonction (1 527 €). Au total, le salaire brut d’un député s’élève à 7 637 €. Mais comme pour tous les salariés, les députés doivent y soustraire un certain nombre de prélèvements obligatoires. Résultat, à la fin, la rémunération d’un député s’élève à 5 953 € net.
3,2 fois plus élevé que le salaire médian français, mais…
Un montant 2,2 fois plus élevé que celui d’un salarié du privé à temps complet (en moyenne) et 2,4 fois plus élevé que celui d’un travailleur du secteur public. L’écart est encore plus important (de 3,2 fois) si on le compare au salaire médian français.
Trop payés nos députés ? « Le rythme est intense, entre les premières réunions à l’Assemblée vers 8 h jusqu’aux votes en hémicycle très souvent après minuit, voire 2 h ou 3 h », rappelle Vincent Thiébaut, député du Bas-Rhin, sur son blog. Il faut aussi ajouter les allers-retours en circonscription, les déplacements et les rendez-vous avec les médias.
« En 20 ans, les députés ont plutôt connu une dégradation nette de leur niveau de vie, en valeur absolue comme relative », remarquent deux chercheurs de l’Institut des politiques publiques, dans une étude. « Le revenu tiré par les élus les place successivement dans le 1 % des Français les mieux payés, puis les 2 %, puis les fait reculer autour des 3 % » à partir des années 2000.
C’est François Hollande qui s’en sort le mieux
Certains députés sont néanmoins mieux payés que d’autres. Non pas en raison du nombre d’amendements qu’ils rédigent, mais plutôt du poste qu’ils occupent. Ainsi, le futur président de l’Assemblée nationale disposera d’une « indemnité spéciale » mensuelle supplémentaire de 7 698 € brut. Pareil pour les futurs questeurs : 5 300 € brut en plus chaque mois. Ou les vice-présidents, + 1 099 € brut.
François Hollande sera l’un des députés les mieux lotis. Car à son indemnité de base, s’ajouteront d’autres avantages financiers. En tant qu’ancien président de la République, il touche une « rente à vie » de 5 553 € net par mois. Une source de revenus parfaitement compatible avec sa nouvelle activité de parlementaire.
À cela, s’ajoutent sa retraite d’ancien magistrat à la Cour des comptes (3 591 €) et environ 240 € au titre de ses anciens mandats locaux. Seule sa retraite d’ancien député de Corrèze (6 223 €), qu’il touchait jusqu’alors, prend fin, avec son retour à l’Assemblée nationale. Au total, le compte en banque de François Hollande verra tomber par mois 15 300 €. Soit autant que la rémunération de base d’Emmanuel Macron, président de la République en exercice (14 586 €) ! Et le nouveau député de Corrèze pourrait toucher encore davantage, si l’ancien chef de l’État obtient un poste à la questure ou de président de commission…
Des moyens matériels
Outre le « salaire », tous les députés bénéficient d’avantages matériels. Attachés à leur fonction, on décompte une avance de frais de mandat (5 950 € chaque mois), une enveloppe pour rémunérer les assistants parlementaires (11 118 € chaque fois), une carte pour se déplacer en train gratuitement, le remboursement des frais de taxi ou VTC, etc.
François Hollande, lui, en aura un peu plus que les autres… grâce à sa « rente à vie » d’ancien président de la République. Son ancien poste lui permet de bénéficier toujours de trois collaborateurs permanents, d’un agent de service, d’un bureau (distinct de celui à l’Assemblée) pris en charge par l’État ou encore de la prise en charge de ses frais de réception et de déplacement.
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