Il reste un des patrons les mieux payés du CAC 40. La rémunération de Carlos Tavares pourrait dépasser les 36 millions d’euros pour l’année 2023. Certains estiment qu’elle est justifiée, d’autres qu’il y a un risque de tensions sociales.
Publié le 08/04/2024 10:21 Mis à jour le 08/04/2024 10:22
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C’est assez rare, ce sont des actionnaires qui montent au créneau. Ils jugent excessifs ces 36,5 millions d’euros proposés pour rémunérer le directeur général du constructeur automobile Stellantis, Carlos Tavares, pour l’année 2023. Fin février, le conseil d’administration du groupe avait annoncé cette enveloppe de 36,5 millions, dans laquelle figurent à peine deux millions d’euros de salaire fixe, puisque l’essentiel est composé de bonus.
Il y a tout d’abord un bonus de performance de plus de 11 millions d’euros, auquel s’ajoutent 13 millions d’un autre bonus versé, cette fois, sous la forme d’actions. Sans oublier, une prime exceptionnelle de performance de 10 millions d’euros liée à la transformation du groupe Stellantis, né il y a trois ans de la fusion de PSA avec Fiat Chrysler. Cette prime vient aussi récompenser le lancement en Moselle de la production de moteurs électriques et de boîtes de vitesses pour les véhicules hybrides. Au total, cet ensemble, ce « package » de rémunération dans le langage des ressources humaines, progresse de plus de 56% en un an.
Et ces 36,5 millions d’euros doivent être validés en assemblée générale. C’est la règle, le conseil d’administration propose les éléments de salaire, de prime, de bonus, et c’est l’Assemblée générale qui tranche, celle de Stellantis se tiendra le 16 avril. Cette rémunération de Carlos Tavares fait grincer au sein du groupe. Certains estiment que c’est parfaitement justifié, au regard des très bons résultats de Stellantis dont le bénéfice atteint presque 19 milliards d’euros, soit 10% de plus par rapport à l’an dernier. Et puis d’autres – notamment des agences de conseils – qui alertent et recommandent aux actionnaires de voter contre au motif que ce salaire risque de créer des tensions sociales. Car dans le même temps, Stellantis licencie, notamment aux États-Unis, et fait des plans de départs volontaires en Europe.
Et ce n’est pas la première fois que la rémunération de Carlos Tavares est pointée du doigt. Il reste un des patrons les mieux payés du CAC 40. En comparaison, le salaire du patron de Renault, Luca De Meo est de cinq millions d’euros et celui de Patrick Pouyanné, le patron de Total est plutôt à 10 millions. Il y a deux ans, déjà, la rémunération du patron de Stellantis avait fait réagir Emmanuel Macron, qui l’avait qualifiée de choquante et d’excessive. En un seul jour ouvré, Carlos Tavares gagne autant qu’un salarié de Stellantis en un an.
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