VÉRIF’ – Pourrez-vous « connaître le salaire » d’un collègue à poste égal d’ici juin 2026

  • Une publication virale sur X affirme que les employés pourront être informés du niveau de rémunération de leurs collègues d’ici au 7 juin 2026.
  • Une directive européenne visant à favoriser l’égalité de salaires entre hommes et femmes doit bien être transposée en France d’ici à cette date.
  • Il sera possible de demander des informations sur le salaire de travailleurs effectuant le même travail, mais pas à titre individuel.

Un coup d’œil sur la fiche de paie d’un collègue ? La proposition pourrait tenter de nombreux salariés. Un compte affirme sur X (nouvelle fenêtre) que d’ici au 7 juin 2026, « la France devra appliquer une directive européenne sur la transparence salariale », et les employés pourront alors « CONNAÎTRE le SALAIRE de leurs collègues à poste égal ». Cette publication, vue 1,3 million de fois, assure aussi que les candidats à une offre d’emploi pourront être informés de la « fourchette de salaire » pour le poste en question.  

Mais est-ce vraiment le cas ? Une directive européenne visant à lutter contre les écarts de salaires entre hommes et femmes doit bien être transposée en France avant le 7 juin 2026 au plus tard. Elle permettra en effet aux salariés de poser des questions sur la rémunération de leurs collègues (nouvelle fenêtre), mais pas de connaître le salaire de l’un d’entre eux à titre individuel. 

« Niveaux de rémunération moyens »

Dans le détail, il s’agit d’une directive (nouvelle fenêtre) remontant au 10 mai 2023, qui vise à « renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur », tant pour les entreprises du public que du privé, relate le ministère de l’Économie sur son site (nouvelle fenêtre). En France, dans le secteur privé, le salaire moyen des femmes est inférieur à celui des hommes de 14,2% (nouvelle fenêtre) à temps de travail identique, selon l’Insee (nouvelle fenêtre). L’écart monte à 3,8% pour le même poste, dans la même entreprise. 

Dans ce cadre, les salariés auront bien le droit de « de demander et de recevoir par écrit […] des informations sur leur niveau de rémunération individuel « , précise la directive. Mais aussi « sur les niveaux de rémunération moyens, ventilés par sexe, pour les catégories de travailleurs accomplissant le même travail qu’eux ou un travail de même valeur que le leur ».  Autrement dit, ils pourront savoir combien gagnent en moyenne leurs collègues effectuant des tâches similaires, et découvrir s’il existe un écart de rémunération entre hommes et femmes (nouvelle fenêtre). Les informations devront être fournies dans un délai de deux mois après la demande. 

Lire aussi

Êtes-vous prêts à dévoiler votre salaire ?

Plus largement, les entreprises seront aussi tenues de détailler « d’une manière facilement accessible, les critères qui sont utilisés pour déterminer la rémunération, les niveaux de rémunération et la progression des rémunérations (nouvelle fenêtre)« , à savoir donc d’éventuelles augmentations, ajoute la directive. Si un travailleur se sent lésé et estime que le principe d’égalité des rémunérations n’est pas respecté, et « qu’il existe des faits laissant présumer l’existence d’une discrimination directe ou indirecte », ce sera à l’employeur de prouver que ce n’est pas le cas. S’il n’y parvient pas, l’employé peut obtenir une indemnisation. 

Les candidats informés « avant l’embauche »

Quant aux candidats aux offres d’emploi, ils auront bien un « droit à la transparence des rémunérations avant l’embauche », indique Bercy sur son site, comme l’affirme la publication sur X. Ils pourront ainsi recevoir des informations sur la rémunération initiale du poste (nouvelle fenêtre), ou sa fourchette, ce qui permet « de garantir une négociation davantage éclairée et transparente », fait valoir le ministère de l’Économie. 

Comment ces éléments seront-ils transmis ? La publication diffusée sur X assure que « la fourchette de salaire devra également être PUBLIÉE sur les offres d’emploi ou à l’entretien ». Cela est en partie vrai : la directive précise que les informations doivent être communiquées « par exemple dans un avis de vacance d’emploi publié, avant l’entretien d’embauche ou d’une autre manière ». Par ailleurs, les employeurs n’auront pas le droit de chercher à savoir le niveau de rémunération actuel ou passé d’un candidat. 

Détailler les écarts salariaux sur l’ensemble de l’entreprise

En outre, toujours dans l’objectif d’une meilleure transparence, les entreprises d’au moins 100 salariés seront tenues de fournir des informations sur l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes au sein de la structure en général, notamment au niveau du salaire, mais aussi sur des « composantes variables », comme des primes et des heures supplémentaires. Elles doivent être mises en ligne sur leur site Internet ou mises « à la disposition du public d’une autre manière », insiste la directive.

Si un écart d’au moins 5 % de rémunération est constaté « quelle que soit la catégorie de travailleurs » et que rien ne le justifie, une évaluation conjointe des rémunérations est menée et l’employeur est tenu de remédier au problème. L’obligation de dévoiler ces éléments sur cet écart entre hommes et femmes n’est toutefois pas la même pour toutes les organisations. Les entreprises de plus de 250 travailleurs devront fournir ces informations tous les ans, celles de 150 à 249 tous les trois ans, tandis que pour celles de 100 à 149 personnes, l’obligation n’entrera en vigueur qu’en 2031. 

Les plus petites entreprises ne sont néanmoins pas en reste. En France, les organisations sont déjà soumises à un index de l’égalité professionnelle (nouvelle fenêtre) entre les femmes et les hommes, basé sur une note sur 100 et étendu aux structures de 50 salariés et plus. En mai dernier, le gouvernement a indiqué qu’il souhaitait que cet index soit « entièrement refondu » en 2027, pour intégrer les indicateurs prévus par la directive européenne. Les déclarations resteront ainsi obligatoires pour les entreprises dès 50 salariés, mais « selon un dispositif allégé », avait précisé à l’époque la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet.

Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N’hésitez pas à nous écrire à l’adresse lesverificateurs@tf1.fr. Retrouvez-nous également sur X : notre équipe y est présente derrière le compte @verif_TF1LCI.

Maëlane LOAËC

Beaucoup de réponses sont apportées par cet article proposé par remunerations.fr qui traite du sujet « Rémunérations ». Ce post a été généré de la façon la plus complète qui soit. Vous pouvez écrire en utilisant les coordonnées indiquées sur notre site dans le but d’apporter des explications sur ce post qui parle du thème « Rémunérations ». Le site remunerations.fr a pour objectif de publier différentes publications autour du thème Rémunérations diffusées sur la toile. Sous peu, on rendra accessibles à tout le monde d’autres informations pertinentes sur le sujet « Rémunérations ». Par voie de conséquence, visitez de manière régulière notre blog.

We use cookies to personalise content and ads, to provide social media features and to analyse our traffic. We also share information about your use of our site with our social media, advertising and analytics partners. View more
Cookies settings
Accept
Privacy & Cookie policy
Privacy & Cookies policy
Cookie name Active

Politique de confidentialité:

Photos Vidéos Sons:

Dans les cas où vous téléversez des photographies sur le site, nous vous suggérons de ne pas uploader des photographies contenant des informations EXIF de données GPS. Les personnes fréquentant le site peuvent télécharger des informations de détection à partir de ces images.

Données remplies à partir de sites inconnus:

Les articles de ce site sont susceptibles d'enfermer des informations embarquées (par exemple des vidéos, photos, passages…). Le contenu embarqué depuis d’autres sites se compose de manière comparable que si le visiteur parcourait ce site tiers.Ces sites web ont la possibilité de charger des données vous concernant, user des cookies, embarquer des moteurs de contrôles tiers, filer vos réactions avec ces datas prises si vous possédez un compte relié sur leur site internet.

Textes :

Lorsque vous laissez un commentaire sur ce site, les déclarations transcrites dans le formulaire électronique, ainsi que l'identification IP et l'identifiant usager de votre logiciel de navigation sont mémorisés afin de nous donner la possibilité de repérer des commentaires interdits.

Règles d'utilisation conformes à la RGPD

Sécurisation sur vos datas:

Au cas où vous disposez d'un espace personnel ou si vous avez écrit des textes sur le site, vous avez la possibilité de réclamer à réceptionner un fichier introduisant toutes les données privatives que nous avons à votre sujet, contenant celles que vous nous avez transférées. Vous pouvez également de réclamer la suppression des données individuelles vous concernant. Cette procédure ne concerne pas les données accumulées à des fins de gestion, dans le respect du droit ou dans le but de sécurité.

Quelle durée de stockage de vos informations:

Au cas où vous enregistrez un texte, le texte et ses données complémentaires sont stockés indéfiniment. Ce processus permet de concéder et souscrire rigoureusement les commentaires à venir plutôt que de les transmettre dans la queue des modérateurs.Lorsque les espaces personnels qui s’identifient sur ce site (au cas où), nous accumulons pareillement les informations personnelles stipulées dans leur profil. Tous les espaces individuels ont la possibilité voir, modifier ou supprimer leurs datas privatives à tout moment. Les modérateurs du site ont la possibilité aussi agir sur ces datas.

Communication de vos informations individuelles:

Les commentaires des utilisateurs peuvent être étudiés en utilisant un système industrialisé de localisation des textes intolérables.

A propos des cookies:

Au cas où vous déposez un message sur notre site, vous serez amenés à enregistrer votre nom, adresse e-mail et site dans des cookies. C’est uniquement dans le but de votre facilité d'utilisation pour ne pas avoir à redonner ces informations dans l'éventualité où vous enregistrez un nouveau texte ultérieurement. Ces cookies disparaissent au terme d’un semestre.Lorsque vous vous rendez sur la partie de l'enregistrement, un cookie éphémère va se exécuté pour repérer si votre logiciel de navigation accepte les cookies. Cette fonction ne contient pas de datas secrètes et sera annulé de façon automatique à la fermeture votre navigateur.Quand vous accédez, nous mettrons en place un certain nombre de cookies pour établir vos datas de login et vos options de navigation. L'espérance de vie d’un cookie de connexion est de deux jours, l'espérance de vie d’un cookie d'utilisation est plus longue. Si vous mentionnez « Se souvenir de moi », votre cookie de connexion sera prolongé durant moins d'un mois. Dans les cas où vous fermez votre espace personnel, le cookie de connexion sera invalidé.En modifiant ou en éditant une publication, un cookie complémentaire sera créé dans votre programme de navigation. Ce cookie n'est constitué d'aucune identification privative. Il atteste simplement l’identifiant du post que vous avez décidé de transformer. Il cesse au bout de quelques heures.

Exploitation et diffusion de vos datas privées:

Lorsque vous appelez une remise à zéro de votre password, votre adresse IP sera saisie dans l’e-mail de réinitialisation.

Save settings
Cookies settings