
L’Université du Québec à Montréal (UQAM) annonce la refonte de son programme de baccalauréat en enseignement secondaire pour y inclure une quatrième année entièrement dédiée à un « internat rémunéré » en milieu scolaire. Une réforme qui pourrait offrir une solution à la pénurie d’enseignants et aux revendications étudiantes sur la rémunération des stages, selon ses idéateurs.
En vertu de la nouvelle mouture du programme, les étudiants en quatrième année de baccalauréat pourront obtenir des contrats en milieu scolaire : ils prendront alors en charge des classes pour toute l’année scolaire, comme un enseignant normal, tout en bénéficiant de cours et d’accompagnement pédagogique.
« Ils auront un double statut : celui d’employé d’un centre de services scolaires ou d’une école privée, avec la rémunération qui s’applique, et celui d’étudiant à temps plein à l’université », explique au Devoir Vincent Bernier, professeur au Département de didactique de l’UQAM et directeur du programme.
« C’est différent d’un stage, durant lequel le ou la stagiaire prend en charge les groupes d’un enseignant associé qui lui cède temporairement sa place. Avec l’internat, on n’est pas dans ce scénario. L’étudiant aurait ses propres classes pour l’année au complet. »
L’UQAM répond ainsi à la demande de la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, qui a souhaité au début du mois que les universités québécoises permettent à leurs étudiants de passer la totalité de leur dernière année de baccalauréat dans les écoles. « On avait déjà gravi toutes les marches pour en arriver là, mais [la sortie de Mme Déry] nous a donné une légitimité pour faire le pas de plus et proposer un internat », soutient M. Bernier.
La nouvelle formule adoptée par l’UQAM vient également répondre aux revendications de plusieurs associations étudiantes, qui demandent depuis longtemps la rémunération des stages en milieu de travail.
« D’un point de vue technique, les internes seront effectivement employés par un centre de services scolaires (CSS) ou une école privée, ce qui est possible selon les modalités du ministère de l’Éducation », rappelle Vincent Bernier. Québec octroie une autorisation provisoire d’enseigner aux étudiants qui ont complété au moins 60 crédits, ce qui équivaut à deux ans d’étude au baccalauréat.
« Ça permet de devancer l’entrée dans une carrière d’une année par rapport à ce qu’on connaît actuellement, poursuit M.Bernier. Les étudiants pourront accumuler leur ancienneté et cotiser à leur fonds de pension, comme un enseignant régulier. »
L’UQAM estime que l’internat va permettre à terme de diminuer le taux de démission des jeunes professeurs en début de carrière. Selon une étude, de 25 à 30 % des professeurs quittent l’enseignement après la première année, et jusqu’à 50 % après cinq ans. « On sait qu’il y a un choc de la réalité quand les étudiants arrivent sur le marché du travail. L’internat est un moyen d’adoucir ce choc, pour que nos finissants restent dans le milieu scolaire à long terme », souligne Vincent Bernier.
La direction du programme espère qu’environ 150 étudiants opteront chaque année pour l’internat.
« Dans un contexte de pénurie qui n’est pas près de se résorber selon les prévisions du ministère », l’ajout d’autant d’enseignants n’est pas dédaigné, dit Vincent Bernier.
Selon le tableau de bord du ministère de l’Éducation, il y aurait toujours 1312 postes d’enseignants à pourvoir dans le réseau public québécois. Deux semaines avant la rentrée, ce chiffre s’élevait à 5700 postes.
Il faudra toutefois attendre quelques années avant d’en voir les bienfaits. Comme ce nouveau programme sera offert uniquement aux nouveaux étudiants à partir de l’automne 2025, les premiers internes n’arriveront sur le marché du travail qu’en 2028.
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