Aléas climatiques, demande en baisse et prix qui s’effondrent… Malgré leur engagement sincère pour l’agriculture biologique, de plus en plus de producteurs de pommes dans le Limousin sont contraints de revenir à une agriculture conventionnelle pour assurer la rentabilité de leurs exploitations.

Vincent n’est pas un cas isolé. À quelques kilomètres de là, Laurent Rougerie, président du syndicat de l’, constate les mêmes difficultés. Même si 30% de son exploitation est en bio, les débouchés ne suivent plus. Les pommes bio se retrouvent souvent vendues sur le marché du conventionnel, sans aucune plus-value ni identification.
REPORTAGE POMMICULTEURS QUI SORTENT DU BIO
Le problème trouve son origine dans la chute de la demande post-Covid. La demande, qui avait explosé pendant la pandémie, s’est depuis effondrée, laissant une offre déconnectée de la réalité du marché. En France, la production de pommes bio atteint 350.000 tonnes, mais seules 80.000 tonnes sont vendues en frais, entraînant une chute inéluctable des prix.« La rémunération pour les producteurs s’est effondrée, on a perdu 30 à 40% de rémunérations. On est sur des niveaux de prix qui sont sensiblement équivalents au marché du conventionnel. Avec un coût de production plus élevé et un prix de vente qui est quasiment le même, aujourd’hui il n’y a plus de marge et économiquement, c’est plus tenable. « Laurent Rougerie, Pomiculteur et Président du syndicat de l’AOP Pomme du Limousin

Dans l’AOP Pomme du Limousin, 13% des surfaces sont actuellement en bio. Un chiffre qui pourrait bien diminuer dans les années à venir si cette tendance se poursuit et que d’autres producteurs font le choix de la déconversion. *La variété Inogo COV est une nouvelle variété de pomme qui se caractérise par sa résistance aux souches communes de la tavelure, la principale maladie du pommier affectant les feuilles et les fruits. Cette résistance permet de réduire les applications phytosanitaires aux seules périodes à forts risques d’infection. L’Inogo est également réputée pour sa qualité gustative et une capacité de conservation remarquable (jusqu’à 7 mois en conservant ses qualités gustatives).Développée à Angers comme vous pouvez le lire dans (article payant), l’Inogo a reçu le SIVAL d’Argent 2021 dans la catégorie « Innovation variétale ». Source :
