
Petite évolution cette année par rapport aux années précédentes de la période post-Covid, «il n’y a plus de rémunération qui dépasse les 25 ou 30 millions d’euros», renseigne Jehanne Leroy, directrice de la recherche chez Proxinvest, à l’occasion de la publication de l’étude mardi 18 novembre. Mais certains patrons ont toujours de beaux émoluments.
La première place pour EssilorLuxottica
L’étude s’appuie sur les informations publiées par les sociétés en 2025 sur les rémunérations attribuées au titre de 2024. A la première place du classement, on retrouve Francesco Milleri, le PDG du groupe de produits d’optique EssilorLuxottica, dont la rémunération totale s’élève à 23,1 millions d’euros. Celui-ci a bénéficié d’une grosse rémunération en actions, à hauteur de 17 millions d’euros environ, soit la plus grosse rémunération actionnariale enregistrée par Proxinvest en 2024. Pour Jehanne Leroy, une logique de rétention du dirigeant contribue à expliquer cette rémunération canon.
Cyrille Bolloré, le PDG du groupe industriel et de communication Bolloré, occupe la deuxième marche du podium avec 15,7 millions d’euros en 2024. Le dirigeant a perçu une rémunération fixe de quatre millions d’euros environ. Mais surtout, «environ 10 millions d’euros de sa rémunération repose sur une rémunération exceptionnelle, liée en grande partie à la cession de Bolloré Logistics», précise Rogeline Kuva, analyste chez Proxinvest.
Dassault Systèmes recule
Plutôt habituée aux deux premières places du classement ces dernières années, l’entreprise Dassault Systèmes décroche cette fois-ci la médaille de bronze au concours du dirigeant le mieux payé, avec 15,5 millions d’euros pour Pascal Daloz, son directeur général depuis janvier 2024. En 2023, l’ancien PDG devenu président du conseil d’administration Bernard Charlès avait touché au total plus de 46 millions d’euros.
«Dassault Systèmes avait pour habitude d’effectuer de très larges attributions d’actions à M. Charlès car la famille Dassault, son principal actionnaire, considérait qu’il avait fait de l’entreprise ce qu’elle est aujourd’hui. Il s’agissait de faire en sorte qu’il devienne de plus en plus actionnaire. Avec M. Daloz, la logique n’est pas la même et il s’agit pour Dassault Systèmes de l’intéresser à la performance de la société de façon plus classique», souligne Jehanne Leroy.
Plus de 10 millions d’euros pour Patrick Pouyanné
Le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné arrive quatrième, avec une rémunération totale de 10,6 millions d’euros, dont 6,3 millions d’euros en actions. «C’est quand même moins de la moitié de la rémunération actionnariale attribuée à Pascal Daloz», qui est de 13,5 millions d’euros, note Rogeline Kuva. Enfin, le gérant du spécialiste de la distribution de carburants Rubis, Gilles Gobin, complète le top 5 avec une rémunération de 10,1 millions d’euros.
Moins impressionnants que ceux des dernières années, ces montants contribuent à la baisse de 4% de la rémunération moyenne des dirigeants du SBF 120 qui a atteint 4,1 millions d’euros en 2024. Ce repli est même de 9% dans le CAC 40, à 6,4 millions d’euros. En revanche, la rémunération médiane a progressé de 8% dans le SBF 120 par rapport à 2023 et a atteint en 2024 son deuxième plus haut historique après 2021. Dans le CAC 40, cette rémunération médiane a même atteint un pic en 2024.
Six entreprises n’ont pas versé de bonus annuel
Dans le détail, la partie fixe de la rémunération progresse depuis la crise Covid dans les deux indices. Côté variable, six entreprises du SBF 120 n’ont pas versé de bonus annuel en 2024. Cet élément n’est pas prévu dans la politique de rémunération de l’ingénieriste Alten, du spécialiste du développement de plateformes logistiques Argan, du groupe Bolloré et d’Esso, la filiale française d’ExxonMobil. Chez Stellantis et Ubisoft, les performances économiques n’ont pas permis d’atteindre les seuils de déclenchement du bonus. A l’inverse, le plus gros bonus annuel, de cinq millions d’euros, a été attribué à Axel Dumas, le gérant d’Hermès.
Selon Proxinvest, la rémunération moyenne des dirigeants des entreprises du CAC 40 a progressé de 58% entre 2014 et 2024, contre 42% pour la rémunération moyenne des salariés sur la même période. Pour établir la rémunération des dirigeants, Proxinvest est parfois amené à prendre en compte des éléments de rémunération qui ne sont pas comptabilisés comme tels par les entreprises, comme les dividendes d’associés commandités.
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