
Ce mardi 1er avril, le revenu minimal horaire des livreurs de repas Uber Eats et Deliveroo passe de 11,75 à 19 euros brut. Cet avenant signé avec les syndicats FNAE et Union-Indépendants exclut désormais les pourboires du calcul et impose une révision annuelle. La CGT dénonce l’absence d’intégration des temps d’attente.
Ce mardi 1er avril, les livreurs de repas à domicile voient leur rémunération augmenter sensiblement, après avoir remporté cet été leur bataille contre les géants du secteur Uber Eats et Deliveroo cet été. Alors qu’une étude avait dénoncé au printemps leurs conditions de travail désastreuses et les difficultés engendrées par leur statut d’indépendants, leur salaire a enfin été réévalué.
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Ainsi, le revenu minimal horaire passe désormais de 11,75 euros brut (instauré par un accord de 2023) à 19 euros brut. En 2025, un rapport de l’autorité de régulation du secteur (Arpe) avait alerté sur la chute drastique du taux horaire brut entre 2021 et 2024, rogné peu à peu par l’inflation : selon le rapport, ce taux avait baissé de 22,7 % chez Deliveroo, 26,6 % chez Stuart et 34,2 % chez Uber Eats.
Les pourboires désormais exclus du calcul de rémunération
Le 10 juillet dernier, Uber Eats et Deliveroo ont ainsi signé un avenant à l’accord de 2023 avec les syndicats de livreurs Union-Indépendants et la FNAE, qui entre en vigueur ce mardi.
Dans un communiqué, l’Arpe souligne également que l’avenant prévoit une rémunération « sur une période hebdomadaire, plus favorable pour le livreur que le calcul par mois ». En outre, les pourboires sont désormais exclus du calcul de la rémunération, mettant ainsi fin à une aberration propre à ce secteur d’activité.
« Un tour de passe-passe financier »
L’avenant prévoir également que désormais, le réexamen de la rémunération minimale se fera de manière annuelle, voire plus fréquemment si un évènement exceptionnel le justifie, comme une hausse soudaine de l’inflation.
Toutefois, pour la CGT, le compte n’y est pas, puisque ce revenu « ne prend pas en compte les temps d’attente », dénonce le syndicat dans un communiqué, qui accuse les plateformes de réaliser « un tour de passe-passe financier ».
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