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Sur chaque mission, deux indemnités s’ajoutent à votre salaire de base. L’indemnité de fin de mission est égale à 10 % de la rémunération totale brute, et l’indemnité de congés payés ne peut pas être inférieure à 10 % de la rémunération brute, indemnité de fin de mission comprise. Pour 1 000 € bruts de salaire, cela fait au moins 100 € d’indemnité de fin de mission, puis 110 € de congés payés, soit environ 21 % en plus (calcul à partir de ces deux règles).
L’indemnité de fin de mission : la fameuse prime de précarité
À la fin de chaque mission, l’intérimaire perçoit cette indemnité en complément de son dernier salaire. Elle figure sur le bulletin de paie et se calcule sur la rémunération totale brute, donc sur le salaire et les primes qui en font partie.
Elle n’est pas due dans tous les cas. Les sources officielles citent notamment la signature d’un CDI avec l’entreprise utilisatrice immédiatement après la mission, ainsi que la rupture anticipée à l’initiative du salarié, pour faute grave ou pour force majeure.
L’indemnité compensatrice de congés payés
Elle est due pour chaque mission effectuée, quelle que soit sa durée, et versée à la fin de la mission. Même sur une mission de quelques jours, vous avez donc droit à ce complément, ce qui change le calcul quand on compare les milliers d’emplois en intérim et leurs durées de mission. Vérifiez qu’elle apparaît bien sur votre dernier bulletin
Les primes de l’entreprise utilisatrice
C’est la source de revenus la plus oubliée. Votre rémunération doit être au moins égale à celle d’un salarié en CDI de l’entreprise utilisatrice, de qualification équivalente et sur le même poste. Le contrat de mission doit d’ailleurs détailler la rémunération avec ses différentes composantes, y compris les primes et accessoires de salaire d’un salarié équivalent.
Concrètement, une prime d’équipe, de panier ou d’astreinte versée aux salariés permanents du poste peut aussi vous revenir. Comparez la ligne « primes » de votre contrat avec ce que touchent vos collègues.
Les jours fériés suivent la même logique : ils sont payés à l’intérimaire sans condition d’ancienneté dès lors que les salariés de l’entreprise utilisatrice en bénéficient.
Heures supplémentaires, nuit, dimanche : les règles du site s’appliquent
Les règles de l’entreprise utilisatrice s’appliquent à l’intérimaire pour la durée du travail, le travail de nuit, le repos hebdomadaire et les jours fériés. Pour les heures supplémentaires, le taux est fixé par la convention ou l’accord collectif, avec un minimum de 10 % par taux de majoration, calculé sur le salaire brut. Un repos compensateur équivalent peut aussi remplacer le paiement. Pour les majorations de nuit ou de dimanche, c’est la convention de l’entreprise utilisatrice qui fait foi, d’où l’intérêt de lire la fiche de poste.
La prime de partage de la valeur
Peu d’intérimaires la connaissent. Les entreprises de travail temporaire peuvent la verser aux intérimaires lorsque l’entreprise où ils sont mis à disposition en verse une à ses propres salariés, selon les modalités fixées par cette dernière. Elle est exonérée de cotisations sociales dans la limite de 3 000 € par bénéficiaire et par an, plafond porté à 6 000 € dans certains cas, et doit apparaître sur une ligne distincte du bulletin de paie. Le montant reste à la main de l’employeur. À partir du 1er janvier 2027, la prime sera exonérée de cotisations sociales mais soumise à la CSG-CRDS et à l’impôt sur le revenu.
Prime d’intéressement et de participation : demandez à votre agence d’intérim
La règle est parfois contre-intuitive. Le salarié en contrat de travail temporaire peut bénéficier de l’intéressement dans l’entreprise de travail temporaire qui l’a embauché, et non dans l’entreprise utilisatrice, avec laquelle il n’a pas de contrat de travail. Posez donc la question à votre agence d’intérim, pas à l’entreprise où vous travaillez.
Le remboursement de vos frais de transport
L’employeur doit prendre en charge 50 % du prix des abonnements de transports publics, au bénéfice de l’ensemble des salariés concernés. Seules les cartes d’abonnement sont prises en charge, et l’employeur peut aller au-delà de 50 %, avec une exonération fiscale jusqu’à 75 % en 2026. Si vous utilisez un mode de transport alternatif, le forfait mobilités durables peut s’appliquer. Transmettez votre justificatif d’abonnement à l’agence.
Comment vérifier que rien ne vous échappe pendant votre mission d’intérim
- Relisez votre contrat de mission : il doit vous être transmis au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant votre mise à disposition.
- Repérez la ligne des primes et comparez-la à celles du poste équivalent.
- Contrôlez sur chaque bulletin l’indemnité de fin de mission et l’indemnité de congés payés.
- Demandez à l’agence si une prime de partage de la valeur ou un intéressement est prévu.
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