
Le taux du livret A va de nouveau baisser cette année pour tomber à 1,7 % contre 2,4 % actuellement, a annoncé mercredi 16 juillet le ministère de l’économie, conséquence du niveau d’inflation contenu au premier semestre. Cette baisse, inédite par son ampleur depuis 2009, est la deuxième cette année, commencée avec un taux à 3 %.
Le taux du livret A est aussi valable pour le livret de développement durable et solidaire (LDDS). Les Français cumulent plus de 600 milliards d’euros d’épargne sur le livret A et le LDDS, plafonnés respectivement à 22 950 € et 12 000 €. Ces livrets leur permettent de conserver une épargne garantie, disponible et défiscalisée.
Le taux du livret A est calculé tous les six mois, mi-janvier et mi-juillet, à partir du taux moyen d’inflation (hors tabac) et d’un taux moyen d’intérêt interbancaire dépendant de la politique monétaire européenne, sur le semestre qui vient de s’écouler. Or, ces deux éléments sont en baisse depuis le début de l’année.
Un taux qui reste plus élevé que l’inflation
Bercy, comme plus tôt dans la journée le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a choisi de s’en tenir au strict calcul de la formule. « Le taux du livret A restera nettement plus élevé que l’inflation, qui a significativement baissé au cours de l’année écoulée », a souligné le ministère de l’économie dans un communiqué.
« La fixation du taux du livret A à 1,7 % continuera donc à protéger le pouvoir d’achat de ses détenteurs », a écrit de son côté la Banque de France, dans un communiqué publié peu de temps avant celui du ministère. Ce nouveau taux offre un bol d’air aux acteurs du logement social, qui empruntent au taux du livret A, et aux banques, qui auront moins d’intérêts à verser aux épargnants en fin d’année.
Éminemment politique, le taux du livret A a fait l’objet de fréquentes dérogations ces dernières années, principalement au désavantage des épargnants. La cheffe des députés Rassemblement national, Marine Le Pen, a qualifié cette baisse de mesure « désastreuse et confiscatoire pour les classes moyennes et populaires ».
Le taux du livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, passera quant à lui de 3,5 % à 2,7 %, a également annoncé le ministère de l’économie mercredi. Ce taux a fait l’objet d’un « coup de pouce », car sa formule théorique le faisait ressortir à 2,2 %. « Avec ces nouveaux taux (du livret A et du LEP, NDLR), nous protégeons l’épargne des Français », a insisté Bercy.
« Les mesures de soutien régulières pour promouvoir le LEP ont porté leurs fruits », se félicite par ailleurs la Banque de France, avec « presque 12 millions » de LEP ouverts. Ce total, loin des 19 millions éligibles, reste aussi sous l’objectif de 12,5 millions que la Banque de France s’était fixé pour l’été dernier.
Les livrets d’épargne réglementée peinent à se remplir
L’argent placé sur les livrets A et LDDS est réparti entre les banques (40,5 %) et la Caisse des dépôts et consignations (59,5 %). Les banques le transforment principalement en crédits à destination des PME et des TPE. La Caisse des dépôts et consignations (CDC), bras financier de l’État, scinde, au sein du Fonds d’épargne, son enveloppe en deux. Une moitié est consacrée à des prêts de long terme au logement social et à destination de la politique de la ville. L’autre moitié est investie dans des titres de dette (principalement d’État) et dans des actions de sociétés cotées.
Depuis fin 2024, l’argent du Fonds d’épargne est aussi fléché, via les banques, vers des prêts consacrés à la transition énergétique et écologique. Il pourrait également être mis à contribution pour financer la relance du nucléaire en France. Et « même si nous finançons les EPR (réacteurs nucléaires, NDLR), on aura toujours assez d’argent pour financer le logement social ou les collectivités locales », expliquait le 19 juin sur France Info le nouveau directeur général de la « Caisse (des dépôts, NDLR) », Olivier Sichel.
En attendant, les livrets d’épargne réglementée peinent à se remplir : les livrets A, LDDS et LEP n’ont gonflé que de 0,4 % depuis le début de l’année, six fois moins que l’an dernier à la même période.
Beaucoup de réponses sont apportées par cet article proposé par remunerations.fr qui traite du sujet « Rémunérations ». Ce post a été généré de la façon la plus complète qui soit. Vous pouvez écrire en utilisant les coordonnées indiquées sur notre site dans le but d’apporter des explications sur ce post qui parle du thème « Rémunérations ». Le site remunerations.fr a pour objectif de publier différentes publications autour du thème Rémunérations diffusées sur la toile. Sous peu, on rendra accessibles à tout le monde d’autres informations pertinentes sur le sujet « Rémunérations ». Par voie de conséquence, visitez de manière régulière notre blog.
