La plupart des offres d’emploi ne précisent pas le salaire auquel peut s’attendre le candidat. À partir de juin 2026, la donne va changer. La Directive européenne sur la transparence des rémunérations introduit l’obligation de préciser la rémunération du poste visé. Explications.
© WavebreakMediaMicro/Adobe Stock – Lorsqu’elles postent une offre d’emploi en ligne, les entreprises devront désormais indiquer la rémunération pour le poste visé.
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Les entreprises vont devoir prendre une nouvelle habitude. Lorsqu’elles postent une offre d’emploi en ligne, elles devront désormais indiquer la rémunération pour le poste visé. En juin 2026 , au plus tard, elles auront cette obligation, comme le demande la réglementation européenne. Une nouvelle bienvenue pour les salariés. En effet, d’après la quatrième édition du baromètre «Ce que veulent les candidats» du cabinet Robert Half, dont se fait l’écho le Journal du net, le 14 décembre 2024, 90 % des candidats aimeraient connaître la rémunération avant de postuler.
Or, d’après le site parlonsrh.com, seules 11% des offres publiées par les grandes boîtes du Cac 40 sur les sites tels que Indeed, Hello Work ou encore Jobijoba mentionnent le salaire pour le poste envisagé. À partir de 2026, il faudra donc qu’il en soit fait mention. Mieux encore, les indications «salaire attractif» et «salaire en fonction du profil» ne suffiront plus. Ce grand changement est introduit par la Directive européenne sur la transparence des rémunérations. Si elle ne bouleverse pas le fonctionnement des processus de recrutement, elle change tout de même la donne.
Une fourchette de salaire à préciser
Côté employeur, il ne sera plus possible de demander un historique des rémunérations. Les candidats pourront, quant à eux, bénéficier d’informations claires quant aux avantages proposées par l’entreprise, tels que le 13e mois, la mutuelle ou encore les primes. Toutefois, l’enfer étant pavé de bonnes intentions, la nouvelle directive présente un zone grise. En effet, si les sociétés devront donner la rémunération que le candidat peut prétendre, elles pourront proposer une fourchette.
Or, la fameuse fourchette laisse place à interprétation. En effet, en cas de rémunération à venir basse, rien n’empêchera l’employeur de fixer une fourchette de 1 400 à 2 300 euros, tout en sachant très bien que le candidat ne pourra pas gagner plus de 1 600 euros. Il faudra donc éclaircir cette zone d’ombre dans les mois à venir.
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