
Enseigner en France, puis tout quitter pour recommencer ailleurs : c’est le choix qu’a fait Denis, 47 ans, professeur de mathématiques originaire de la région niçoise. Diplômé d’un doctorat en astrophysique en 2004, il s’oriente vers l’enseignement, n’ayant pas trouvé de poste permanent dans la recherche.
Pendant 14 ans, il est professeur vacataire de mathématiques dans l’enseignement supérieur. Il intègre finalement l’Éducation nationale en 2017 et est affecté dans un collège de Nice. S’il apprécie de bénéficier de la stabilité du statut de fonctionnaire, il constate rapidement un manque de considération de la part de l’institution. « L’Éducation nationale ne prend pas réellement en compte les diplômes pour l’affectation des enseignants. Elle vous place avant tout en fonction des besoins du moment », explique-t-il. Selon lui, il en va de même pour la rémunération, égale pour tous, quel que soit le parcours académique de l’enseignant : « En début de carrière, le salaire est identique, que l’on ait un doctorat avec de l’expérience ou simplement une licence et le concours. Quand j’ai commencé en 2017, mon salaire net était de 1 498 euros », se souvient Denis.
C’est en octobre 2023 que tout bascule. Avec son épouse, elle aussi enseignante, il s’inscrit à un salon de recrutement, organisé par le pays francophone où ils vivent désormais. « Nous avions aussi envisagé de travailler en Suisse ou au Luxembourg. Les salaires y sont très attractifs, jusqu’à 7 000 euros par mois, mais la concurrence est rude », se rappelle le professeur. Le couple décide alors de tenter sa chance : ils déposent un dossier de candidature et passent plusieurs entretiens avec la Fédération des centres de services scolaires du pays. En juin 2024, la proposition tombe : des postes de remplacement et de suppléance leur sont proposés pour l’année en cours. Le couple accepte et, quatre mois plus tard, il quitte Nice pour commencer sa nouvelle vie.
Les moyens mis à disposition des enseignants dans leur nouvel établissement sont bien supérieurs à ceux auxquels ils étaient habitués, relève Denis. « Chaque enseignant dispose d’un bureau, d’un ordinateur, d’un quota illimité d’impressions pour les supports pédagogiques », détaille-t-il. Autre choc culturel : la proximité avec les élèves. « Ils nous tutoient, les relations sont plus directes. » Les classes sont aussi moins chargées, note-t-il : « En moyenne on ne dépasse pas 20 élèves, j’ai même une classe de 14 élèves, alors qu’en France, je montais parfois à 33 ».
Côté rémunération, le changement est également important. Contrairement à la France, ce pays prend en compte l’expérience et les diplômes dans le calcul des salaires. Les enseignants y sont ainsi bien mieux payés, et Denis ne fait pas exception. Aujourd’hui, il touche un salaire annuel de 100 000 dollars canadiens bruts (environ 67 271 euros bruts par an, soit 4 653 euros nets par mois), soit plus de trois fois son salaire initial en France. « Et encore, c’est sans compter les primes », précise-t-il. Là-bas, toute tâche supplémentaire est rémunérée : « J’ai accepté de créer une formation en astrophysique pour les enseignants, chaque heure consacrée à sa préparation est payée », explique le professeur. En France, après 15 ans de carrière, un enseignant du secondaire gagne en moyenne 37 208 euros bruts par an (soit 2 574 euros nets par mois), selon le rapport Regards sur l’éducation publié en 2024 par l’OCDE. En comparaison, au Canada, le pays dont il s’agit, le salaire moyen pour un poste équivalent est de 67 329 euros bruts annuels, soit environ 4 657 euros nets mensuels.
Le seul inconvénient, selon Denis ? « Les vacances sont moins nombreuses. Pas de Toussaint, pas de Pâques, juste une semaine en mars, reconnaît l’expatrié. En contrepartie, la charge de travail est mieux répartie. Je fais 16 heures de cours par semaine, contre 20 en France ». Le couple s’est installé à Victoriaville, une ville de taille moyenne dans la province canadienne du Québec, où la demande en enseignants francophones est immense. « Ils recrutent jusqu’en Tunisie et en Côte d’Ivoire », précise Denis. Selon le Tableau de bord du Ministère de l’éducation du Québec, il manquerait aujourd’hui 1 961 enseignants francophones pour les niveaux primaires et secondaires pour compléter les effectifs de la province.
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