
Ils comptent parmi les figures les plus importantes de l’administration française, mais leurs fonctions restent parfois mal comprises. Désignés directement par le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur puis nommés par décret du président de la République, les préfets constituent les principaux relais de l’action du gouvernement à l’échelle des régions ou des départements, sous l’autorité de l’occupant de la place Beauvau. Ils coordonnent la sécurité, gèrent les crises, supervisent les politiques publiques et représentent l’État dans chaque territoire. Les préfets occupent l’un des postes les plus stratégiques de l’administration française.
Pourtant, leur rémunération reste entourée d’un certain flou pour le grand public. Selon leur grade — préfet de département, préfet de région ou préfet hors cadre — et leur ancienneté, leur salaire peut varier sensiblement. À cela s’ajoutent différentes indemnités et avantages liés à leurs fonctions, comme le logement de fonction ou certaines primes spécifiques.
Combien gagnent-ils réellement chaque mois ? Et comment se compose précisément leur rémunération ? En s’appuyant sur des données officielles et des rapports publics, cet article lève le voile sur le salaire réel de ces hauts fonctionnaires au cœur de l’État.
Salaire des préfets de région : combien gagnent ces représentants de l’État ?
Comme pour l’ensemble des hauts fonctionnaires de l’administration publique, la rémunération des préfets est encadrée par des décrets, dont le plus récent remonte au 23 novembre 2022. En raison de leur statut, les préfets appartiennent à la catégorie des fonctionnaires d’État dits hors échelle dans les grilles indiciaires de la fonction publique.
Lorsqu’il entre en fonction, un préfet se voit attribuer un échelon déterminé selon son ancienneté et son lieu d’affectation, lequel fixe ensuite le montant de son salaire brut mensuel. Selon la grille indiciaire publiée par le site emploi-collectivites.fr, L’échelon le plus bas pour les préfets est le HEC1, qui assure une rémunération de 5 587,82 euros par mois, tandis que le plus élevé, HEE2, permet d’atteindre 6 566,99 euros mensuels.
Certains préfets expérimentés, reconnus pour leurs états de service, peuvent également accéder au statut de préfet hors classe et prétendre alors à un salaire brut mensuel de 6 808,21 euros.
Préfets : quelles primes et quels avantages s’ajoutent à leur salaire ?
La fonction de préfet offre donc un statut social très confortable, renforcé par de nombreuses primes et indemnités, mais aussi des avantages en nature. Un préfet amené à déménager pour prendre ses fonctions peut ainsi prétendre à l’indemnité temporaire de mobilité (1 350 euros, majorés de 40 % en cas de déménagement dans un département ou une région d’outre-mer) et l’indemnité de résidence.
Peuvent s’y ajouter des indemnités de mutation, un Complément Indemnitaire Annuel (CIA) en partie indexé sur les objectifs fixés par le Premier ministre ou encore le Régime Indemnitaire (RIFSEEP) des fonctionnaires d’État.
Un préfet peut aussi prétendre à un logement de fonction capable de servir de lieu d’accueil pour des réceptions officielles, un véhicule avec chauffeur ou une prise en charge des frais de taxi ou VTC dans le cadre de ses déplacements professionnels, ainsi qu’à des frais de représentation pris en charge directement par l’État.
INSP, École nationale supérieure de Police… : quelles études pour devenir préfet en France ?
Homme ou femme chargé de coordonner les services et de gérer les situations de crise, le préfet met son action au service de l’intérêt général et doit, à ce titre, posséder une connaissance approfondie du système administratif français ainsi que du territoire dont il a la charge.
Plusieurs formations permettent d’accéder à cette fonction, mais la majorité des préfets sont passés par l’École nationale d’administration (l’ex-ENA), remplacée en 2022 par l’Institut national du service public (INSP), principal vivier des hauts fonctionnaires de l’État.
Il n’est toutefois pas indispensable d’être énarque pour devenir préfet : nombre d’entre eux sont aussi d’anciens officiers, commissaires de police ou magistrats issus d’écoles comme Saint-Cyr, l’École nationale supérieure de police ou l’École nationale de la magistrature.
D’autres, enfin, ont suivi une carrière politique après un master en droit et gestion publique et un passage au sein des administrations civiles ou des cabinets ministériels.
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