Le cabinet Silkhom publie son nouveau baromètre des salaires dans l’informatique, le digital et l’électronique. Voici les niveaux de rémunération à connaître pour 2026.
Le cabinet de recrutement Silkhom publie la nouvelle édition de son baromètre des salaires dans l’informatique, le digital et l’électronique pour 2026. L’étude s’appuie sur les données de plus de 25 000 candidats analysés par les consultants du cabinet entre 2019 et 2026.
Vous retrouverez ci-dessous les niveaux de rémunération pour les postes de management et direction, de développement web et mobile, d’infrastructure IT, d’outils de gestion (ERP, BI, CRM), de data, ainsi que de design et marketing. Les salaires sont exprimés en brut annuel fixe (en k€) et répartis selon trois zones géographiques : Paris, les grandes villes de France (Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Nantes, Montpellier ou encore Strasbourg) et le reste des régions.
Rémunérations en 2026 : les postes de management et de direction toujours en tête
Les postes de direction et de management conservent les meilleures rémunérations en 2026. Le Chief Data Officer se hisse en tête de la catégorie, avec une moyenne de 129 600 € par an. Le VP Engineering et le VP Product suivent, tous deux autour de 118 800 € en moyenne, devant le directeur des systèmes d’information (DSI), à 108 300 € en moyenne, mais pouvant grimper jusqu’à 160 000 € pour un profil senior à Paris. Le directeur technique (CTO) progresse quant à lui de 5,8 % sur un an pour atteindre 90 800 €.
Comme l’an dernier, les postes orientés marketing restent en retrait par rapport aux autres fonctions de direction. Un responsable marketing digital plafonne à 52 900 € en moyenne, et peine à dépasser les 55 000 € annuels en dehors de Paris, même avec plusieurs années d’expérience.
Les salaires dans le développement web & mobile en 2026
Dans le développement web comme mobile, certains profils tirent leur épingle du jeu. Les architectes techniques gagnent en moyenne 75 300 € par an, avec des rémunérations pouvant dépasser les 110 000 € à Paris au-delà de 7 ans d’expérience. Le développeur Rust, nouvelle entrée du baromètre cette année, sort quant à lui à 70 800 € en moyenne, l’un des niveaux les plus élevés parmi les langages de développement. Côté mobile, les développeurs iOS et Android affichent des moyennes proches, respectivement 47 400 € et 45 900 € par an, et peuvent débuter autour de 40 000 € dans les grandes villes pour dépasser les 50 000 € après quelques années d’expérience.
La tendance générale reste toutefois à la baisse sur la majorité des postes de développement web. Le Scrum Master recule de 7 %, l’ingénieur QA de 5,8 %, tout comme le développeur Cobol. Les développeurs Windev/Webdev (-4,4 %) et Unity (-4,1 %) suivent la même trajectoire, de même que le Product Manager (-3,8 %). Les développeurs Java et Python, parmi les profils les plus courants, reculent plus légèrement, de 1,1 % chacun. Le développement mobile se démarque en comparaison, avec des rémunérations stables, voire en légère hausse pour le développeur React Native (+0,2 %).

Systèmes et infrastructures IT : quels salaires en 2026 ?
Les postes de conception et de gouvernance restent les mieux valorisés dans l’infrastructure et la sécurité. L’architecte réseaux et sécurité progresse de 2,9 % pour atteindre 74 200 € en moyenne, devant l’architecte infrastructure et l’architecte cloud, stables à 73 300 €. Deux nouveaux métiers font leur apparition cette année dans ce domaine : le pentester (ingénieur tests d’intrusion), à 55 000 € en moyenne, et l’ingénieur IAM, spécialisé dans la gestion des identités et des accès, à 56 700 €.
À l’inverse, les postes plus opérationnels de la cybersécurité reculent. L’ingénieur cybersécurité voit sa rémunération baisser de 8,8 % pour s’établir à 55 800 € par an, et le DevSecOps recule de 9,4 % à 52 800 €. Même tendance du côté des systèmes, avec l’administrateur système Linux en baisse de 7,2 % (43 600 €) et l’administrateur système et réseaux de 4 % (également 43 600 €). Le chef de projet infrastructure fait exception, avec une progression de 2 % à 66 700 € en moyenne.
Les salaires sur les outils de gestion (ERP, BI, CRM) en 2026
Les métiers liés aux outils de gestion affichent des rémunérations globalement stables cette année. L’architecte applicatif reste le poste le plus rémunérateur, avec une moyenne de 74 400 € par an, pouvant dépasser les 85 000 € à Paris après 7 ans d’expérience. Le responsable applicatif ERP, BI et CRM suit avec 72 100 € en moyenne, également stable par rapport à l’an dernier. À l’inverse, les postes de développement et d’administration sur ces outils se situent nettement en dessous, autour de 47 000 € en moyenne pour un développeur ou un administrateur ERP/CRM.
Une nouvelle entrée apparaît dans cette catégorie : l’ingénieur Salesforce, intégrateur CRM Cloud, qui sort à 54 200 € en moyenne, l’un des niveaux les plus élevés parmi les métiers hors architecture et management. Les rares mouvements observés cette année restent mineurs, à l’image du chef de projet ERP/CRM (+0,6 %) ou de l’ingénieur BI (+1,2 %).

Les salaires dans la data en 2026
La data reste l’un des rares domaines où les rémunérations progressent nettement cette année. Le poste de data scientist enregistre la plus forte hausse, à +11,9 %, pour atteindre 56 400 € par an, et peut atteindre les 75 000 € à Paris dès 3 à 7 ans d’expérience, voire jusqu’à 90 000 € au-delà. Le data engineer suit avec +10,1 %, pour s’établir à 57 600 € en moyenne. Le data analyst progresse plus modérément, de 2,7 %, à 48 900 € en moyenne.
Par rapport à l’an dernier, Silkhom intègre un nouveau poste dans cette catégorie : l’architecte data & IA, qui se positionne d’emblée comme le mieux rémunéré du domaine, avec une moyenne de 87 300 € par an.
Design et marketing : quels salaires en 2026 ?
Les métiers du design et du marketing restent toujours en retrait par rapport aux autres secteurs de la tech, mais plusieurs postes voient leurs rémunérations progresser cette année. Le growth hacker enregistre la plus forte hausse, à +6,6 %, pour s’établir à 50 400 € en moyenne, suivi du traffic manager (+6,3 %, 47 200 €). Le product marketing manager progresse plus modérément (+3,6 %), à 52 400 € en moyenne, mais peut atteindre les 88 000 € à Paris après 7 ans d’expérience. À l’inverse, le community manager recule de 2,1 %, à 38 200 € par an, l’un des niveaux les plus bas de la catégorie.
Le design connaît un net renouvellement cette année, avec l’arrivée de plusieurs nouveaux postes : product designer (53 700 € en moyenne), UX researcher (49 900 €) et brand designer (45 300 €).

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